Compétences, Behavior Studio & Discover

Le Behavior Studio est l'endroit où tu façonnes comment ton Worker travaille : ce qu'il sait faire (compétences), à quel point il agit seul (initiative) et ce qu'il a le droit de faire (règles). Cet article explique chaque notion, ce qui se passe « sous le capot », et le mécanisme de discover qui surprend souvent au premier abord.

La bonne image : si le Worker est un collaborateur, les compétences sont ses fiches de procédure, l'initiative est son tempérament (attendre vs prendre les devants), et discover est le moment où il « sort le bon outil de sa boîte » quand il en a besoin.


1. Les compétences (Skills)

Une compétence est une unité de savoir-faire réutilisable, attachée au Worker. Elle combine :

  • un titre (ex : Répondre à un ticket de support entrant)
  • un contenu (la procédure, les règles, des exemples — en texte riche)
  • des intégrations associées (les outils utiles à cette compétence)
  • des documents et des liens de référence
  • des notes de manager (contexte pour l'équipe)

Comment en créer une

  1. Ouvre la fiche du Worker → onglet Behavior Studio
  2. Clique sur Ajouter une compétence
  3. Deux modes :
    • Mode assisté (par défaut) : tu décris la compétence en langage naturel, l'IA rédige le brouillon
    • Mode manuel : tu écris toi-même le titre et le contenu
  4. Attache les intégrations / documents / liens pertinents, puis enregistre (Cmd/Ctrl + Entrée)
Dialogue d'édition d'une compétence : titre, contenu, sélecteur d'intégrations, pièces jointes

Ce qui se passe sous le capot : une compétence n'est pas du code ni un outil exécutable. C'est un document de connaissance injecté dans le contexte du Worker. Il la « lit » au moment de travailler pour suivre la bonne marche à suivre.

Limite : jusqu'à 50 compétences par Worker. Mieux vaut quelques compétences claires que cinquante vagues.


2. L'initiative (le niveau d'autonomie)

L'initiative définit à quel point le Worker agit de lui-même. Quatre niveaux :

Niveau Comportement
Passif N'agit que sur demande explicite. Rédige, mais n'envoie jamais.
Réactif Répond à des déclencheurs clairs. Demande avant de valider.
Proactif Propose les prochaines étapes. Confirme avant les actions à fort impact.
Autonome Décide et agit, sauf consigne contraire.

Tu règles ce niveau via un curseur à la création, puis dans l'onglet Profil (ou Behavior Studio).

Les 4 boutons d'initiative (Passif / Réactif / Proactif / Autonome) avec leur description

Sous le capot : le niveau d'initiative est intégré directement dans les instructions système du Worker. Il influence chacune de ses décisions « est-ce que j'agis ou est-ce que je demande ? ».


3. Les règles (garde-fous)

En complément de l'initiative, les règles posent des limites précises par type d'action : toujours, demander ou jamais. Elles sont détaillées dans l'article dédié Règles & garde-fous — retiens ici qu'elles cohabitent avec les compétences dans le Behavior Studio.


4. « Discover » : comment le Worker active un outil

C'est le mécanisme le plus déroutant au premier contact, alors clarifions-le.

Le Worker ne charge pas tous les outils de toutes tes intégrations en permanence — ce serait lourd et confus. À la place :

  1. Le Worker voit la liste des intégrations connectées (ex : Slack est branché).
  2. Quand une tâche le nécessite, il « découvre » la compétence correspondante — en interne, il appelle un outil du type discover_slack_skill.
  3. Ce discover vérifie que la connexion existe :
    • si elle manque → message « ❌ Intégration non connectée. Connecte-la dans Réglages > Intégrations. »
    • si elle est là → la compétence s'active et les vrais outils (slack_post_message, etc.) deviennent disponibles.
  4. À partir de là, le Worker peut réellement agir sur l'outil.
Journal d'activité du Worker montrant une ligne « Slack activé » au moment du discover

Ce que tu vois, toi : dans le journal d'activité, une ligne apparaît du type « Slack activé » quand le Worker dégaine l'outil. C'est normal et c'est bon signe : ça veut dire qu'il a trouvé et activé la bonne intégration.

⚠️ Point de blocage fréquent : si le Worker répond « cette intégration n'est pas connectée » alors que tu pensais l'avoir branchée, c'est le discover qui échoue. Vérifie dans l'onglet Intégrations que la connexion est bien active (toggle allumé) — voir l'article Intégrations.


5. Compétence vs intégration vs outil vs règle — le bon modèle mental

Notion C'est quoi Ce que tu fais
Compétence Un document de savoir-faire (un « playbook ») Tu l'écris dans le Behavior Studio
Intégration Une connexion à un service tiers (OAuth / clef API) Tu la branches dans l'onglet Intégrations
Discover Le moment où le Worker active une intégration à l'exécution Tu ne fais rien — tu le vois dans le journal
Outil Une action concrète (envoyer un message Slack…) Invisible : le Worker l'appelle une fois l'intégration activée
Règle Une limite de comportement (toujours / demander / jamais) Tu la poses dans le Behavior Studio

À retenir : tu configures des compétences (savoir) et des intégrations (accès) ; le Worker se charge tout seul de découvrir et d'appeler les bons outils au bon moment, dans le respect de ses règles.